A12-A17
A12
« Les enseignantes passent beaucoup de temps à costumer les enfants, ce qui donne au défilé un peu plus de couleur et de variété. Les enfants de la maternelle, de la 1re et de la 2e année, sont installés dans des charrettes décorées tirées par des bœufs, un mode de transport qui fait la réputation de Lunenburg. Derrière ces charrettes suivent des centaines d’écoliers issus des écoles de la ville et du comté. »
— Philomene Arenburg, ancienne de l’Académie, 1953
A13
Enseignant pour un temps
En Nouvelle-Écosse, les enseignants ne sont pas toujours appréciés. Au tournant du 19e siècle, la plupart sont des femmes célibataires, vivant à la campagne, et pour qui l’enseignement est un emploi temporaire jusqu’à ce que le mariage déclenche leur retour au foyer. En outre, les postes d’enseignants ne sont jamais garantis : les emplois sont généralement accordés aux moins offrants, peu importent leurs compétences, et les personnes embauchées peuvent être remerciées n’importe quand si un nouveau candidat se présente et demande moins cher. Avec le temps et avec l’augmentation de l’assiduité après l’adoption de la scolarité obligatoire, les inspecteurs des écoles délivrent un permis d’enseignement à toute femme qui semble en mesure d’instruire les enfants. Cette pratique garantit qu’il y a toujours un nombre suffisant d’enseignants pour que les écoles restent ouvertes.
A14
Reconnaissance des compétences
Le manque de rigueur dans l’agrément finit par nuire à l’enseignement et à son statut professionnel en Nouvelle-Écosse. Ce n’est qu’en 1940 que la Province reconnaît le travail des enseignants et met en place une formule de financement en vue de fournir un salaire convenable. Malgré cela, il faudra encore vingt ans avant que les échelles de rémunération distinctes fondées sur le sexe ne disparaissent en Nouvelle-Écosse.
A15
En faire toujours plus
Les enseignants de l’Académie sont des membres actifs de la localité qui se soucient non seulement de l’éducation des élèves, mais aussi de leur développement personnel et de leur bien-être. Beaucoup enseignent diverses matières à différents niveaux et ils font de leur mieux pour aider les élèves dans différents aspects de leur vie – allant même jusqu’à confectionner des costumes pour ceux qui participent au défilé lors de l’exposition annuelle sur la pêche. Les directeurs et les directeurs adjoints sont des enseignants ainsi que des administrateurs, et c’est grâce à leurs efforts que des générations de jeunes citoyens ont les outils nécessaires pour surmonter des difficultés et réussir dans leurs entreprises.
A16
Le temps du changement
En 1895, l’enseignante néo-écossaise Margaret Graham réclame la création d’un « syndicat pour la protection des enseignants » qui exercerait « l’influence nécessaire pour obtenir de meilleurs salaires et pour aider les enseignants à pouvoir mieux faire leur travail. » Un an plus tard, le syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Teachers’ Union) voit le jour. Durant les cinquante ans qui suivront, le syndicat solidifiera son engagement à l’égard de l’éducation dans la province en protégeant les enseignants, en encourageant le professionnalisme et en améliorant la qualité de l’éducation en Nouvelle-Écosse.
A17
« Nous allions à l’école par tous les temps, sans poser de question. Il n’y avait pas d’autobus scolaire. Quand tu arrivais à l’école, tu étais au chaud et tu te sentais en sécurité. Nous devions grimper une colline pour aller à l’école et pour en revenir, tout dépendant de l’endroit où on vivait. »
— David Afford, ancien de l’Académie, 1963